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Courir après manger : nos meilleurs conseils pratiques

Antoine
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15 min de lecture
Sommaire
Courir après manger : pourquoi digestion et course à pied ne font pas bon ménage ?
👀 Que se passe-t-il pendant la digestion ?
⏳ Quelle est la durée moyenne de la digestion ?
🆚 Les conflits entre digestion et course à pied : pourquoi est-ce difficile de courir après manger ?
🍶 Prévenir les troubles liés à la digestion pendant l’effort (inconfort digestif, reflux, crampes d’estomac) : le rôle clé de l’hydratation dans la performance
Courir après manger : Quelle alimentation avant le running ?
🍴 Conseil n°1 : Espacer au maximum les repas gras et riches en fibres avant de courir
👌 Conseil n°2 : Privilégier des aliments faciles à digérer avant d’aller courir
🍌 Conseil n°3 : Prendre une collation avant le sport quand le repas est très éloigné
⚖️ Conseil n°4 : Adapter le contenu du repas à la séance prévue
💦 Conseil n°5 : Toujours bien s’hydrater avant d’aller courir
Courir après manger : trouver le bon timing nutrition - running
⏱️ Conseil n°6 : Adapter le temps d’attente avant de courir après manger selon le type de repas (repas léger / repas copieux / collation)
🐢 Conseil n°7 : Commencer à courir lentement pour limiter les troubles digestifs liés au running après repas
💡 Conseil n°8 : Anticiper quand on s’entraîne tôt le matin
🍴 🏃♂️ Conseil n°9 : Réduire le temps d’attente entre repas et course grâce au gut training
👉 Conseil n°10 : Écouter ses sensations pour courir après manger

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On a tous et toutes besoin de carburant pour pratiquer notre sport favori. Certain(e)s n’ont aucune difficulté à s’entraîner à jeun, en sollicitant leur filière lipidique. Mais pour la majorité d’entre nous, il est inconcevable de s’entraîner le ventre vide. Surtout avant une séance longue ou intense. L’enjeu est de trouver le bon équilibre entre apport énergétique et confort digestif. Si tu veux savoir quand courir après manger, tu es au bon endroit. On va te livrer nos 10 conseils pour optimiser digestion, confort et performance.
Courir après manger : pourquoi digestion et course à pied ne font pas bon ménage ?
Dans certains sports, la digestion à l’effort n’est pas vraiment un sujet majeur. C’est le cas en cyclisme par exemple. Alors qu’en course à pied, on a rarement vu un(e) coureur(se) faire un arrêt boulangerie au milieu de sa sortie longue. Pourquoi est-ce plus compliqué de digérer lorsqu’on court ?
👀 Que se passe-t-il pendant la digestion ?
Lorsqu’on mange, les aliments arrivent dans l’estomac. Ils sont brassés et mélangés avec des sucs gastriques pour former une bouillie liquide. Puis l’intestin grêle absorbe les nutriments et les envoie dans le sang. Beaucoup de sang afflue vers le ventre. Ensuite, les nutriments sont transportés vers les organes et les muscles. Le corps fait ses réserves et élimine ce qu’il ne peut pas utiliser. Le processus demande beaucoup d’énergie. Cela explique pourquoi on se sent un peu somnolent après un repas.
⏳ Quelle est la durée moyenne de la digestion ?
La digestion complète peut durer entre 24 et 48 heures mais c’est surtout le temps passé dans l’estomac qui peut gêner le (la) coureur(se). Ce temps moyen est de 1 à 2 heures après une collation et entre 2 et 4 heures après un repas “normal”. Le temps de digestion varie énormément selon le type d’aliments. Dans l’ordre, les sucres rapides sont les plus rapides à digérer, puis les protéines, et enfin les graisses, beaucoup plus lentes à digérer.
💡 Les fibres (fruits, légumes, céréales complètes) ne sont pas digérées mais ralentissent la digestion des autres aliments.

🆚 Les conflits entre digestion et course à pied : pourquoi est-ce difficile de courir après manger ?
Pendant la course à pied, le sang est dirigé en priorité vers les muscles. Par conséquent, moins de sang afflue vers le ventre : la digestion est freinée, ce qui peut provoquer différents symptômes : crampes abdominales, nausées, reflux, diarrhées, et cætera.
De plus, les impacts au sol secouent l’estomac et les intestins. Cela favorise les points de côté, les ballonnements et autres désagréments qu’on ne retrouve pas dans les sports portés comme le vélo.
🍶 Prévenir les troubles liés à la digestion pendant l’effort (inconfort digestif, reflux, crampes d’estomac) : le rôle clé de l’hydratation dans la performance
Les troubles digestifs représentent la première cause d’abandon sur les trails longue distance. Ils sont assez courants lors d’épreuves comme le marathon, surtout lorsqu’on est déshydraté. 💧 Une bonne hydratation réduit les risques. On a moins d’irritation intestinale, moins de crampes et de diarrhées quand on est bien hydraté. Boire suffisamment réduit le stress intestinal et améliore la vidange gastrique. Bien sûr, le contenu et le timing du dernier repas sont tout aussi importants.
Courir après manger : Quelle alimentation avant le running ?
Tu veux pouvoir courir à 100 % de tes capacités, sans troubles digestifs ? Voici une série de conseils pratiques qui limiteront au maximum ces désagréments.
🍴 Conseil n°1 : Espacer au maximum les repas gras et riches en fibres avant de courir
Les fibres et les (bonnes) sources de graisse constituent des apports essentiels pour notre santé. Mais ils ne font pas bon ménage avec la course à pied, car ils ralentissent et perturbent la digestion. Manger gras, épicé ou des aliments très fibreux avant de courir augmente les risques de crampes d’estomac, de ballonnements ou de reflux.
❌ Alors, on évite ce type d’aliments avant une séance. Idem en veille de course.
👌 Conseil n°2 : Privilégier des aliments faciles à digérer avant d’aller courir
Pour que ton repas soit digeste, retiens ces quatre points clés :
des glucides simples,
peu de fibres,
peu de graisses,
des portions modérées.
Pour un repas complet et digeste, trois ou quatre heures avant de courir, choisis des féculents raffinés (riz blanc, pâtes blanches, pommes de terre vapeur, semoule, etc.), des protéines maigres (poulet, œufs, poisson, jambon blanc, etc.) et des légumes cuits (carottes, courgettes, etc.)

🍌 Conseil n°3 : Prendre une collation avant le sport quand le repas est très éloigné
Ta grosse séance est programmée à 19 heures, or tu n’as rien mangé depuis le déjeuner ? Dans ce cas, on te conseille de prendre une collation, une ou deux heures avant ton entraînement.
👉 Par exemple : une banane bien mûre, une compote de fruits sans sucres ajoutés, du pain blanc avec un peu de miel ou de la confiture. Éventuellement une boisson d’effort bien diluée ou de l’eau avec de la maltodextrine. Encore une fois, ne consomme pas des quantités astronomiques.
⚖️ Conseil n°4 : Adapter le contenu du repas à la séance prévue
Avant un petit footing tranquille (une heure max), ce n’est pas nécessaire de recharger en glucides. En effet, la filière glucidique est moins sollicitée à basse intensité. On tape davantage dans les lipides. Tu peux en profiter pour augmenter ta portion habituelle de légumes. En revanche, avant une séance intense, mieux vaut prévoir une bonne portion de féculents.
💦 Conseil n°5 : Toujours bien s’hydrater avant d’aller courir
On a vu l’importance de l’hydratation dans la performance. En réalité, l’eau intervient partout dans le fonctionnement du corps : régulation de la température, prévention des crampes et de la fatigue musculaire, augmentation du volume sanguin, meilleure tolérance alimentaire à l’effort, meilleure concentration, et cætera. Concrètement, c’est important de te réhydrater dès le lever et de boire régulièrement tout au long de la journée. Évite de boire une grande quantité d’eau juste avant de courir car cela favorise les ballonnements et autres troubles digestifs.
Courir après manger : trouver le bon timing nutrition - running
Le bon timing entre le repas et la course à pied dépend de tes capacités digestives, du type d’entraînement et de ton objectif. Comme on va le voir, réduire le timing nutrition-running est une stratégie quand on cherche à entraîner ton système digestif.
⏱️ Conseil n°6 : Adapter le temps d’attente avant de courir après manger selon le type de repas (repas léger / repas copieux / collation)
Après un repas copieux, attends 3 heures de préférence avant de courir pour éviter reflux et inconfort digestif. Le temps de digestion est rallongé si le repas est gras et/ou riche en fibres. Après un repas léger, tu peux réduire le délai à 2 heures. Et autour d’une heure après une simple collation.
🐢 Conseil n°7 : Commencer à courir lentement pour limiter les troubles digestifs liés au running après repas
L’échauffement progressif est bon pour préparer tes structures (musculaires, articulaires, tendineuses, cardiovasculaires) à l’effort et réduire le risque de blessure. C’est aussi un moyen efficace de réduire l’inconfort digestif, les crampes d’estomac ou les points de côté. Commence par un footing léger pour laisser le temps à ton système digestif de s’adapter, puis augmente progressivement l’intensité.
💡 Conseil n°8 : Anticiper quand on s’entraîne tôt le matin
Tu as prévu de t’entraîner tôt le matin ou de participer à une compétition, et tu n’as pas franchement envie de te lever 2 à 3 heures avant ? Anticipe et prépare un dîner riche en glucides la veille au soir puis un encas au lever. Une demi-banane, une barre énergétique ou bien un gatosport feront l’affaire. Ces produits sont élaborés pour réduire le temps de digestion. Tu peux les consommer 1 heure avant l’effort. Ensuite, prévois un ravito en glucides faciles à assimiler pendant l’effort (gels, compotes, purée, etc.). Cela te prodiguera un coup de peps et accélèrera ta récupération. Running Addict te donne quelques conseils à ce sujet !
🍴 🏃♂️ Conseil n°9 : Réduire le temps d’attente entre repas et course grâce au gut training
Tu as sans doute entendu parler du gut training, littéralement entraînement de l’intestin en français. L’objectif est d’habituer son système digestif à assimiler davantage de glucides pendant l’effort sans créer de troubles gastro-intestinaux. Pour cela, on augmente progressivement ses apports en glucides lors de certaines séances.
C’est une stratégie essentielle lorsqu’on vise de bonnes performances sur marathon ou en trail. Campus a introduit cette fonctionnalité dans ses programmes.
Une méthode de gut training, facile à mettre en place dans un premier temps, consiste à s’entraîner rapidement après un repas. Ainsi, on entraîne le système digestif à digérer les aliments pendant l’effort.
Concrètement, essaie de prendre un repas riche en glucides 1 heure 30 avant ton entraînement (2 à 4 grammes de glucides par kilogramme de poids corporel). Ce n’est pas très agréable la première fois, mais tu constateras une amélioration après quelques séances.
C’est la magie du corps humain ! 🪄
👉 Conseil n°10 : Écouter ses sensations pour courir après manger
En nutrition, il y a de bonnes pratiques mais il n’y a pas de recette magique, pas de vérité absolue. Chaque coureur(se) a sa propre sensibilité digestive. À l’arrivée, tu es seul(e) maître à bord. Inspire-toi des conseils précédents mais surtout, expérimente et observe ce qui fonctionne le mieux pour toi. L’écoute de ses ressentis est une capacité clé en course à pied, avant, pendant et après l’effort. Une fois que tu as trouvé la formule gagnante, n’en change pas, surtout pas avant une course !
Consommer les bons aliments au bon moment et bien t’hydrater : c’est une base importante pour performer en course à pied tout en limitant l’inconfort digestif. Tu éviteras bien des désagréments si tu décides de suivre nos conseils.
👌 En voici un dernier : prends soin de ton microbiote intestinal. C’est un levier de progression en course à pied, surtout sur les efforts longs. Comment ? Mange régulièrement des fibres, des aliments fermentés, entraîne ton intestin grâce au gut training, soigne ton hydratation, ton sommeil et essaie de réguler ton stress. C’est une stratégie long terme qui limite considérablement les troubles digestifs à l’effort.

Antoine
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